Un deuxième bateau chez Sensations littoral

Posté par le fév 5, 2013 dans Revue de presse | Pas de commentaires

Ouest France – 27 mars 2012

Vous avez aimé le Narval ? Vous adorerez la Charlotte ! L’association Sensations littoral vient de faire l’acquisition d’un second bateau.

Yann bichonne la peinture de la coque. Le bateau sera baptisé courant mai. Le "Narval" navigue une centaine de jours par an et il es sera de même pour la "Charlotte".

 

L’association Sensations littoral va doubler sa capacité d’accueil avec Charlotte, identique en taille et en performance, mais d’un profil différent.

Le premier est un sardinier du Finistère sud. Le deuxième est une vaquelotte de Barfleur (pour la pêche côtière). Il est le sister-ship de Mathilde, sa jumelle qui navigue depuis douze ans à Dives.

Il sera mis à l’eau lundi prochain après avoir reçu une belle robe neuve de peinture noire. Ses 50m2 de voilure à l’ancienne se compose d’un foc sur bout-dehors, d’une misaine et d’un taillevent sur une longue baume débordant du tableau arrière, par ailleurs surmonté d’un petit hunier carré.

C’est un artisan passionné de la Gouesnière, Jean-Paul ROYER (Le cherche rallongé) qui met au point le gréement, inspiré du flambart, canot utilisé autrefois en Normandie, puis en Bretagne, pour la sardine, le dragage des huitres et le transport du goémon.

Charlotte mesure 7 mètres (6,35 m à la flottaison) pour 3 tonnes. Elle a été construite en une année en 2010 par les élèves du chantier école les Ateliers de l’Enfer à Douarnenez. Les plans ont été reconstitués par un professeur, M.Renault, alors que les modèles originaux naviguaient dans les années 1920.

Le permanent de l’association, Yann Perraud, parle avec passion de la vaquelotte sur laquelle 5000€ de travaux de finition et d’équipement vont être exécutés.

Cette saison, il se contentera d’un moteur hors-bord, mais un inbord est prévu plus tard. « J’ai beaucoup discuté avec les connaisseurs en croisant les informations, car il n’y a pas de livret d’entretien ». Or, il a été assemblé dans le respect de la tradition. La seule concession à la modernité, ce sont les vis inox au lieu de clous épointés afin d’éviter la rouille qui fait éclater le bois.

L’an dernier, avec ses diverses activités de découverte du milieu maritime et d’écotourisme, Sensations littoral a touché 7000 personnes. Depuis un mois, un millier de curieux est déjà monté à bord. Autosuffisante et se débrouillant sans aucune subvention, l’association aimerait bien cependant un petit coup de pouce: sous la forme d’un emplacement de port aux Bas-Sablons…

 

Gérard LEBAILLY