Le Littoral regorge de trésors à marée basse

Posté par le fév 4, 2013 dans Revue de presse | Pas de commentaires

Ouest-France

A l’occasion des grandes marées, l’association Sensations littoral fait découvrir les trésors cachés de l’estran.

Cet espace est un vivier incomparable pour découvrir le littoral.

 

Toute l'année, l'association Sensation littoral, basée à Saint-Malo, initie les scolaires et les curieux à la faune et à la flore maritime du bord de mer.

 

Estran

« Mais elle est où la mer? «  Cet après-midi, à la place de la grande bleue, l’estran se dévoile au curieux.A l’occasion des forts coefficients de marées, des sorties guidées permettent aux amateurs et néophytes de faire plus ample connaissance avec cet espace libéré par la marée basse. Aujourd’hui, Yann Perraud, président de l’association Sensations littoral, entraine derrière lui une vingtaine d’aventuriers à la recherche de la multitude d’habitants qui peuple cette zone.

Laisse de mer

L’objectif est de « partir à la recherche de tous les témoignages laissés par la marée », explique le guide. Premier d’entre eux, la laisse de mer, cette colonne d’algue déposée en haut de la grève par la marée montante. Premier producteur de la chaine alimentaire, agent fixateur de sable ou zone de nidification,  la laisse de mer est l’un des agents essentiels garant de la biodiversité du littoral.

Mi marée

Un peu en contrebas de la plage du Sillon, les curieux découvrent la zone de mi-marée. « Voilà l’endroit de la planète où il y a le plus de vie au mètre cube », explique Yann. « Ici le sable est autant de fois à l’air libre que dans l’eau, c’est pour cette raison qu’on le nomme la mi-marée. » Bien au chaud sous le sable, de petits vers marins prolifèrent tranquillement avec pour seul indice de leur présence, les petits serpents de sable qu’ils recrachent à la surface.

Trésors

Encore quelques mètres et les sandalettes de plastique  frappent contre les rochers, tous juste dévoilés par la marée basse. Là se cache le véritable trésor de l’excursion. Etrilles, anémones, hippocampes rouge, gobies, une multitude d’espèces différentes pullulent sous les roches. « L’avantage d’avoir les plus grandes marées d’Europe à Saint-Malo, c’est que cela permet de comprendre l’influence et l’adaptation de la marée à tous les étages », continue le guide.

Verre d’eau

Abandonnant les rochers, le groupe se met en route pour le Grand Bé. Face à la tombe de Chateaubriand, « la mer est vide », glisse Yann Perraud. Pas pour très logtemps. Déjà la marée a repris son contre-la-montre pour engloutir la digue qui mène à la butte. L’occasion de rappeler que « même dans un verre d’eau, il y a la marée ».

 

Lucile BREHAUT